Participez à la restauration de l'église de Corny !

Rendez-vous sur https://www.fondation-patrimoine.org/les-projets/eglise-de-corny pour participer à la restauration de l'église de Corny, en partenariat avec la Fondation du Patrimoine.

jeudi 11 juillet 2019

14 juillet à Corny

gravure ancienne des fêtes du 14 juillet 1880
© Centre historique des Archives nationales - Atelier de photographie

La célébration de la fête nationale le 14 juillet fut instituée par la loi Raspail du 6 juillet 1880, alors que la 3eme République avait quelques 10 années d'existence. A Corny, le Conseil Municipal fut réuni extraordinairement à la demande du Préfet :

L'an mil huit cent quatre-vingt, le jeudi 8 Juillet à 7 heures du soir, le conseil Municipal de la commune de Corny réuni extraordinairement au lieu ordinaire de ses séances en vertu d'une décision de M. le Préfet de l'Eure en date du 4 juillet dernier sous la Présidence et sur la convocation de de M. le Maire.
Etaient présents :
MM. Raban E. maire Masson F. Lachartre A. Lesueur J. Leclerc C. Guérin A. Cercelot F.
M. Lachartre a été désigné pour remplir les fonctions de secrétaire.
M. le Président fait connaître aux membres présents qu'il est appelé à adresser immédiatement à M. le Préfet de l'Eure la somme d'argent que la commune voudra bien voter en vue de célébrer à Corny la première fête nationale de la République Française.
Le conseil municipal, invité à délibérer, a été d'avis d'après les sacrifices que la commune s'impose, et considérant que ses ressources pécuniaires ne lui permettent de voter un crédit pour célébrer cette fête, a émis le vote de ne prendre aucune somme d'argent sur le budget de 1880.
Fait ét délibéré en séance le jour mois et ans su-dits.



deliberation de la commune de Corny sur la 1ere fete nationale le 14 juillet 1880


Etait-ce une situation économique particulièrement difficile après les crises des années 1870, une nostalgie pour l'ancien régime dont la proclamation de la 3e République avait sonné la fin définitive ?... Toujours est-il que l'année suivante, suite peut-être aux remontrances du Préfet, le ton de la délibération qui précède  le 14 juillet est tout différent :

L'an mil huit cent quatre-vingt-un, le dimanche 10 Juillet à 6 heures du matin, (...)
Afin de s'associer à l'élan patriotique et de contribuer à réhausser l'éclat de la fête nationale, le conseil considérant la pauvreté de quelques familles serait d'avis de voter du pain pour ces dernières.
Après délibération prise, il a décidé qu'une somme de 25 F serait consacrée à cette bonne oeuvre et qu'en outre une somme de 5 F serait prise pour pavoiser et illuminer la mairie.
Cette dite somme sera prise sur la vente des boues faite dans la commune.


50 ans plus tôt, le roi Louis-Philippe (qui aimait décidément faire la fête, voir l'article sur le 1er mai), avait tenté d'instaurer une fête nationale en juillet, pour commémorer la révolution de 1830 (27-29 juillet), qui l'avait mené au pouvoir, mais celle-ci ne fut célébrée qu'une fois en 1831, ce qui donna lieu à cette délibération à Corny :

Ce jourd'hui vingt huit juillet mil huit cent trente et un, (...)
Conformément à la circulaire de Mr le Préfet du 14 du présent mois relative à la célébration des fêtes de juillet, nous avons réunis notre conseil municipal à l'effet d'aviser aux moyens de célébrer dignement et suivant que la localité .... ces fêtes à jamais mémorables. Vu le peu de population de cette commune qui a jusqu'ici fait obstacle à l'organisation complète de la garde nationale, le conseil a délibéré néammoins qu'il était juste de manifester publiquement combien il est dévoué aux institutions actuelles dont le maintien seul écartera pour toujours il faut l'espérer le despotisme et l'anarchie, qui font le malheur des nations, qu'en mémoire de ces glorieux évènements qui ont rendu à la France la liberté dont elle jouira plus que jamais, il serait fait une distribution de 190 livres de pain aux indigents dans la proportion des besoins de chacun dont l'état est ci joint et que le desservant serait immédiatement invité de célébrer un service solennel en l'honneur des victoires de juillet et ce qui a été promis et exécuté à l'heure convenue entre nous, auquel service, nous, notre adjoint, les membres du conseil municipal et un grand nombre d'habitants ont assisté religieusement. La cérémonie terminée, qui a duré jusque près de midi, on s'est livré à différents jeux, puis chacun s'est retiré chez soi en faisant des voeux bien sincères pour la persévérance et la prospérité du gouvernement actuel.



jeudi 23 mai 2019

Concert à l'église de Corny



L'église de Corny a accueilli vendredi 7 juin le groupe de Jazz "les Whispers" qui a animé notre église d'un nouveau ryhtme, avec son quartet :

  • Contrebasse,
  • Saxophone/flûte/clarinette/piano
  • Batterie/percussion/trombone
  • Chant
Le public présent - une cinquantaine de mélomanes - a suivi le programme varié au fil des 4 saisons proposé par le groupe. Une belle soirée musicale !

photo concert the whispers Corny 27 juin

photo concert the whispers Corny 27 juin

mercredi 8 mai 2019

Assemblée générale de l'AALEC

L'assemblée générale ordinaire de  l'AALEC aura lieu le samedi 11 mai 2019 à 10h à l'église.
L'ordre du jour est le suivant :
  • Rapport moral de la présidente,
  • bilan d'activité 2018,
  • bilan financier 2018,
  • élection du tiers sortant du CA (Stéphanie Derongs et Hervé Grosdoit-Artur),
  • projets 2019,
  • budget prévisionnel 2019,
  • questions diverses et calendrier.
Que vous soyez membre ou non de l'Association, si nos activités vous intéressent, vous êtes les bienvenus pour participer à l'assemblée générale.

photographie de l'église de Corny 27 eure

dimanche 5 mai 2019

8 mai 1945


une du journal les nouvelles du matin du 8 mai 45

Retour au Monument aux morts de Corny, qui, on s'en félicite encore, ne compte aucun mort pour la deuxième guerre mondiale, alors que l'on s'apprête à célébrer le 74e anniversaire de la victoire des alliés contre l'Allemagne nazi. Pourtant on s'en doute, les 5 années de guerre et d'occupation ne furent, pour Corny comme pour aucun autre village français, une période heureuse...

Pendant la guerre, les rares mentions du village dans les éditions de l'Impartial des années 1940-44 témoignent de ces temps difficiles et portent principalement sur des faits divers comme le glanage de champs non moissonnés,

coupure de presse impartial Corny eure 1939-44

le vol de lait,

coupure de presse impartial Corny eure 1939-44

ou encore de pommes de terre, etc.
 
coupure de presse l'impartial vol de pommes de terre a corny 27 eure 1941

Il y va aussi des contraventions pour non-extinction des lumières la nuit, comme ici dans l'édition du 25 janvier 1941.  

coupure de presse l'impartial extinction lumieres corny 27 eure 1941

Le camouflage des lumières était une vraie obsession pour l'occupant, afin d'éviter les bombardements alliés, comme en témoignent ces avis diffusés dans l'Impartial en 1941 et 1942 : 

coupure de presse impartial Corny eure 1939-44coupure de presse impartial Corny eure 1939-44

Autre fait divers, plus tragique, qui raconte encore la dureté des temps, avec cette découverte du cadavre d'un inconnu mort de froid dans un champ couvert de neige en janvier 1941 : 

coupure de presse impartial Corny eure 1939-44
Le 1er janvier 1941, une tempête de neige avait en effet paralysé tout le pays, avec 14 cm de neige à Toulouse, 15 cm à Paris et jusqu’à 40 cm à Moulins et Vichy - cette neige tient au sol jusqu’aux environs du 20 janvier (source).

On pense aussi bien sûr aux innombrables réquisitions des occupants ;
  • celle rapportée par un habitant et futur maire du village Jacques Dubois (qui avait 20 ans en 1945), dans l'ouvrage "Libération 44 dans le Vexin normand" :
    « Ces hommes n'avaient pas l'air de plaisanter quand ils nous mirent, ma mère et moi, en joue, le dos au mur, en armant leurs fusils pour bien nous faire comprendre qu'ils n'hésiteraient pas à tirer si nous ne leur donnions pas ce qu'ils voulaient. A ce moment, je réalisai très vite qu'il serait stupide de mourrir pour deux vélos. C'est ainsi que j'accédai à leur demande. »
  • ou encore celles dont témoignent les demandes de dédommagement après-guerre conservées à la Mairie de Corny comme celle-ci :

requsition cheval 1944 corny eure 27

Enfin on trouve aussi, dans les archives de la mairie, plus émouvant encore, trois feuillets concernant l'aide médicale temporaire accordée à trois prisonniers de guerre rapatriés en mai et juin 1945 après 5 années passées dans des camps de prisonniers allemands. Ces documents concernent Roger Marcel Dumouchel, Léon Marcel Besson et Auguste Chouquet, tous trois résidant à Corny au moment de leur incorporation en septembre 1939.

prisonnier de guerre 1945 corny 27 eure

samedi 27 avril 2019

Le 1er mai 1831 à Corny...


Le 1er mai comme jour de célébration de la fête du travail ne date que de la fin du XIXe siècle ; c'est Jules Guesde et son Parti Ouvrier qui en furent à l'initiative en 1890. La tradition du brin de muguet remonterait, quant à elle, à la décision du jeune roi Charles IX au XVIe siècle d'en offrir un brin tous les 1er mai aux belles dames de la cour.

Le 1er mai célébrait aussi la Saint Philippe (aujourd'hui fêté le 3 mai), et c'est ainsi qu'à son arrivée sur le trône de France après la révolution de juillet 1830, le roi des Français Louis-Philippe décréta le 1er mai comme le jour de la "fête du Roi". On trouve ainsi dans les archives de la mairie de Corny une délibération du Conseil Municipal en date du 1er mai 1831 qui y fait référence :

deliberation conseil municipal corny 1er mai 1831 eure 27

deliberation conseil municipal corny 1er mai 1831 eure 27

Ce jourd'hui premier mai mil huit cent trente et un, nous maire de la commune de Corny soussigné, d'après la circulaire de Monsieur le Préfet du 19 avril dernier relative à la fête du roi, avons réuni sur l'environ midi notre adjoint les membres du conseil et un assez grand nombre de gardes nationaux et autres habitants des deux sexes, nous leur avons donné lecture de la circulaire précitée. Tous ont répondu qu'ils étaient enchantés que cette circonstance se présente pour témoigner à Monsieur le Préfet et Monsieur le sous-préfet leur attachement inviolable à la personne du roi qui a déjà tant fait pour l'ordre, la liberté et le repos public (...) et regrettent que la localité et les faibles ressources de cette petite commune (...) ne permettent pas de donner à cette fête toute la solennité dont elle est digne.

Le Conseil Municipal vote dans cette délibération une dépense supplémentaire au budget de la commune pour organiser une "distribution de pain aux indigents". La délibération porte la signature du Maire de l'époque, M. Melissent.

mercredi 27 février 2019

Jeanne en son clocher...

La bénédiction de la cloche Jeanne a déjà fait l'objet d'un article ici. L'occasion nous a été donné de nous en approcher de plus près et de constater que Jeanne ne fait décidément pas ses 236 ans !
Si quelques fientes de pigeons l'ont un peu souillée ces deux derniers siècles, et que quelques points de rouilles apparaissent ici ou là, l'état de santé général de Jeanne est excellent, comme elle le fait savoir trois fois par jour en sonnant l'angelus.

la cloche Jeanne de l'église de Corny dans l'Eure
Notre cloche a été réalisée par Antoine Poisson Père, fondeur à Rouen (voir cet page d'information ici), comme en atteste une inscription au bas de la cloche. De belles frises la décorent, ainsi qu'un Christ en croix qui surmonte quatre belles fleurs. Un texte, écrit à la première personne comme si c'était Jeanne la cloche qui nous racontait son histoire, est gravé sur la partie supérieure :

"L'AN 1783 J'AI ETE NOMMEE JEANNE PAR TRES HAUTE & PUISSANTE DAME MADAME JULIE JEANNE DU QUESLIN PRIEURE PERPETUELLE DU PRIEURE DE ST LOUIS DE POISSY DAME DES TERRES ET FIEFS & SEIGNEURIES DE CORNY LA MARETTE HAVAL & DEPENDANCE LEOMENIL BARONNIE NOYERS PUCHAIE & AUTRES LIEUX REPRESENTEE PAR DAME MARIE LE CHEVAUCHEUR FERMIERE DE LA DITE DAME ET PAR MAITRE JACQUES PHILIPPE DE VAUDICHON AVOCAT AU PARLEMENT & SENECHAL DE DES TERRES & SEIGNEURIES DE P..."




Ceci nous rappelle que le fief de Corny avait été donné par Philippe Le Bel au début du XIVe siècle au Prieuré Saint-Louis de Poissy, prieuré qu'il avait lui même fondé en 1304 en mémoire de son grand père Louis IX, né à Poissy en 1214, et canonisé en 1297.

samedi 23 février 2019

Le coq de l'église de Corny

girouette de l'église de Corny 27

tête de la girouette de l'église de Corny 27La girouette de Corny couvre son clocher depuis bien longtemps sans doute. Si aucun document à ce jour n'atteste de son âge réel, on trouve ce genre de girouette en cuivre martelé au XVIIIe et au début du XIXe siècle.

Certaines étaient peintes, et l'on remarque en y regardant de plus près quelques résidus de couleurs ; du rouge sur la crête et les ailes, du jaune sur le reste du corps et la queue.

Pourquoi un coq sur les clochers ?
D'où vient cette tradition de placer un coq au sommet de nos églises ? A l'origine, le coq est déjà présent dans les mythologies grècque et romaine, symbolisant la lumière victorieuse sur les ténèbres ou l'immortalité de l'âme. Il n'est donc pas étonnant que dès les premiers temps du christianisme l'on trouve des coqs en bas-reliefs sur divers objets tels que lampes à huile ou assiettes.

Jules César constatait que les gaulois ne mangeaient pas les coqs car ils leurs donnaient une valeur religieuse extraordinaire. Au IVe siècle la prière de l'office du jour intitulée "ad gallicinium" était dite dans les monastères orientaux :
"Toute la cohorte des ombres errantes quitte grâce à lui [le coq] les chemins du mal. Par son chant, il rend l'espoir et le malade recouvre la santé, le malfaiteur remet l'épée au fourreau et le renégat se convertit."

C'est au IXe siècle que l'on trouve la narration de l'installation d'un coq sur le clocher de l'église de Brescia en Italie avec l'inscription : "Le seigneur Rampert, évêque de Brescia ordona de fabriquer ce coq en l'année 820 durant la sixième année de son épiscopat."

Au XIIIe siècle, Guillaume Durand, l'une des plus grandes figures de la lithurgie latine, précise les motivations de la chrétienté :
"Le coq placé sur l'église est l'image des prédicateurs, car le coq veille dans la nuit sombre, marque les heures par son chant, réveille ceux qui dorment, célèbre le jour qui s'approche ; mais d'abord il se réveille et s'excite lui-même à chanter, en battant ses flancs et ses ailes. Toutes ces choses qui dorment, ce sont les fils de cette nuit couchés dans leurs iniquités. Le coq représente les prédicateurs qui prêchent à voix haute et réveillent ceux qui dorment."

girouette de l'église de Corny 27 détailgirouette de l'église de Corny 27 détailgirouette de l'église de Corny 27 détail
 Texte : Bruno Valentin

dimanche 6 janvier 2019

Corny en cartes postales anciennes

Les cartes postales anciennes du village de Corny ne sont pas très nombreuses, toutefois elles sont un témoignage intéressant de la vie à Corny au début du XXe siècle.
Il existe une série de cartes colorisées réalisées dans les années 50 par un éditeur parisien "R. Caron". Elles représentent l'église, le château, la grande ferme de la chaumière et le café commerce du village.



Les cartes les plus anciennes ont toutes été produites et éditées par le photographe A. Lavergne de Vernon, qui a produit environ 1500 cartes postales anciennes des villes et villages dans les environs de Vernon (voir les communes couvertes sur le site personnel http://cpagisors.free.fr/LAVERGNE//). Elles dateraient, pour les plus anciennes, au vu des costumes et des véhicules, des toutes premières années du XXe siècle (1900-1910). A Corny, Lavergne proposait 3 vues de l'église : l'une avec la marre en premier plan, une autre avec un groupe d'enfant, un cycliste et une femme adossée au portail de la maison de l'instituteur, et une troisième avec une femme au portail du cimetierre et une voiture (celle du photographe ?) garée au début de la rue Saint-Jean.



(C) Archives départementales  de l'Eure

Ces cartes permettent d'apercevoir la sacristie, détruite dans les années 1990 (?), qui avait été construite à la fin du XIXe siècle sur un coté du choeur ; la porte qui y donnait accès existe toujours.

Parmi les autres vues de Corny, on trouve celle de la place du village avec un groupe d'enfant et d'adultes, une autre de la marre près de l'église, une de chacun des deux "châteaux" de Corny, une de la ferme du manoir de Corny, intitulée "Intérieur de ferme normande", avec quelques personnages. Il existe une autre carte prise d'une marre qui se situait près de la place du village, et qui a disparu depuis.







Si vous possédez d'autres cartes postales ou photographies anciennes du village, n'hésitez pas à nous en envoyer un scan a eglisedecorny@gmail.com ; nous pourrons ainsi les publier sur ce blog et les partager de cette façon avec le plus grand nombre !

lundi 24 décembre 2018

Concert de Noël...

Belle soirée concert à CORNY !

Ce 21 décembre, la mairie de Corny et l’association pour l’animation et de l’Eglise (AALEC) organisaient un concert Gospel et chants de Noël

Plus de 100 personnes avaient répondu à l’appel dans une église mise en lumière et au son par Antoine Bernard et douillettement chauffée.

Le groupe « One spirit gospel singers » a enthousiasmé le public grâce à un répertoire de qualité. Tout d’abord par 6 morceaux de « Negro-Spiritual » dont le célèbre « Amazing Grace », puis vinrent 8  chants de Noël dont le non moins célèbre « il est né le divin enfant ». Enfin le concert se termina par 7 chants « Gospel » dont le célèbre « Oh Happy days ».

Les spectateurs, debout, ne ménagèrent pas leurs applaudissements.

L’AALEC remercie la mairie de Corny, et particulièrement M. le maire, ainsi que les bénévoles qui ont œuvrés à la réussite de cette soirée.


Photo de Patrick Briand, texte de Pierre Nouet.

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